Notre résistance à l’alcool serait héréditaire…

Retrouvailles entre amis autour d’un apéritif prolongé, banquets familiaux accompagnés de beaux châteaux à déguster… les lendemains de fêtes peuvent être pour certains d’entre nous synonymes de cerveau embué. Mais pas pour tout le monde ! Pourquoi certains veinards échappent-ils au fléau de la « gueule de bois » ?

Mal aux cheveux ? La faute à votre ADN !

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La propension de certains individus à ne jamais subir les dommages collatéraux d’une soirée trop arrosée trouverait une explication dans nos gènes. Études à l’appui, les chercheurs ont démontré le caractère héréditaire – et donc génétique – de notre prédisposition à la « gueule de  bois ». Notre capacité à consommer de l’alcool sans subir d’effets indésirables le jour suivant reposerait à 43 % sur notre patrimoine génétique.

 

À ce jour, les gènes responsables de notre inclination (ou non) pour les lendemains de soirées difficiles n’ont pu être identifiés, souligne le Dr Sally Adams, maître de conférences en psychologie de la santé à l’Université de Bath (Angleterre). La chercheuse voit l’isolation de ces gènes spécifiques comme une piste vers de nouveaux traitements pour combattre l’addiction à l’alcool. Ceux-ci pourraient contribuer au développement de médicaments personnalisés, surtout lorsque l’on sait que l’efficacité des solutions actuelles dépend des variantes génétiques du patient.

 

Les traitements contre l’alcoolémie

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Responsable de près de 49 000 décès chaque année en France1, l’alcool représente la deuxième cause de décès dans l’hexagone. Actuellement, il n’existe pas de remède miracle pour lutter contre cette dépendance. Le sevrage repose essentiellement sur la motivation du patient, ce dernier peut être suivi psychologiquement et ce, pendant plusieurs années. Participer à des réunions de groupes telles que les Alcooliques Anonymes peut également aider à extérioriser sa dépendance. Mais le plus souvent, un traitement médicamenteux est associé à cet accompagnement social. Quelques médicaments existent et peuvent agir contre l’envie de boire de l’alcool, mais ils ne permettent pas de guérir de cette dépendance. Il reste également la solution de la cure de désintoxication dans un centre hospitalier ou dans un des Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Renseignements complémentaires auprès de mapa-sante.fr/remboursement.

 

Des mesures de prévention ont été mises en place, comme la loi Evin qui limite les contenus des publicités en faveur des boissons alcoolisées et qui oblige à un message préventif quant à la consommation d’alcool. Le site de l’INPES met également à disposition sur son site son Alcoomètre, un outil qui permet d’évaluer la consommation d’alcool de chacun, de détecter une possible dépendance et donc d’agir sur celle-ci le plus rapidement possible.

 

Source :

1Selon une étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill (service de biostatistique et d’épidémiologie, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France) parue dans l’European Journal of Public Health

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