Comment les drogues agissent-elles sur notre cerveau ?

Sur le banc de l’école, nous apprenons très tôt que les drogues sont néfastes pour le cerveau. Cette notion restera longtemps dans nos mémoires, mais nous ignorons ce qui se passe réellement dans notre organisme. Voici quelques explications simples qui rappellent l’action des substances psychotropes sur nos neurones.

Toutes les drogues ont deux actions communes

Les drogues ont en commun d’occasionner un état de dépendance. Le degré de gravité varie d’une substance à l’autre. Pour certains produits, la personne en manque aura tout simplement des tremblements. Pour les drogues dures, la manifestation d’un état de manque sera dévastatrice. La personne qui souhaite avoir sa dose à tout prix est pratiquement hors de contrôle. Les chercheurs ont mis en évidence une autre propriété commune aux drogues : la libération de la dopamine. Il s’agit de l’hormone de la récompense qui donne l’impression d’être léger, satisfait et lunatique. Une substance psychoactive passe d’un neurone à l’autre sous forme de message chimique. Sa structure moléculaire est souvent similaire à celui des molécules qui circulent naturellement dans les neurones. Chaque drogue a sa propre cible ou neurotransmetteur qui permet de traverser des liaisons entre cellules nerveuses. C’est la raison pour laquelle les effets sont totalement différents.

Les effets de différentes drogues illicites

Chaque drogue a son propre fonctionnement. Les amphétamines dont le produit le plus connu reste l’ecstasy provoquent la production massive de sérotonine. Ce neurotransmetteur a plusieurs fonctions dans l’organisme, mais il agit principalement sur l’humeur. C’est en quelque sorte l’hormone du bonheur. De son côté, le cannabis et ses dérivés produisent une poussée subite de dopamine. Ces drogues agissent sur le système limbique qui contrôle les émotions. En outre, l’euphorie passagère et le sentiment d’apaisement arrivent rapidement. Le bad trip, c’est-à-dire une angoisse sévère et une perte de concentration, sera aussi à craindre. La cocaïne a des effets similaires, mais la dépendance sera particulièrement marquée. Plusieurs drogues dont l’héroïne agissent sur les récepteurs des endorphines. En se transformant en morphine une fois assimilées par l’organisme, ces substances atténuent les douleurs physiques. Elles calment aussi les souffrances psychiques, mais la personne reste lucide.

Les produits psychoactifs autorisés, dont la nicotine

La nicotine est également une substance qui agit sur les neurones en libérant de la dopamine. La molécule que les fumeurs recherchent surtout dans le tabac imite l’action de l’acétylcholine. Cette dernière améliorerait la concentration et la mémoire. Elle peut également provoquer un pic d’adrénaline. Des résultats de recherche avancent que la nicotine est aussi responsable de la libération d’endomorphine. En d’autres termes, elle peut annihiler la sensation de douleur. L’alcool, la substance psychoactive la plus consommée au monde provoquerait également la production de dopamine. Lorsqu’il est d’origine éthylique, cette molécule agit principalement sur le mésocorticolimbique. En clair, l’alcool amplifie l’humeur de la personne qui la boit. Il donne aussi une envie insoutenable de dormir chez certaines personnes. Ces effets sont également observés auprès des personnes sous antidépresseurs. Ces médicaments sont légèrement euphorisants en plus d’occasionner une somnolence.

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